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Ouverture exceptionnelle de la sucrerie à l’occasion de l’inauguration des travaux, réalisés de 2023 à 2025 sur les Conciergeries et le Four à chaux, par Madame Nadège Lefebvre, Présidente du CG de l’Oise , et du 30ème anniversaire de l’ASSF (Sucrerie de Francières)300
Jeudi 2 juillet
Inauguration des travaux
Rendez-vousOuverture exceptionnelle de la sucrerie à l’occasion de l’inauguration des travaux, réalisés de 2023 à 2025 sur les Conciergeries et le Four à chaux, par Madame Nadège Lefebvre, Présidente du CG de l’Oise , et du 30ème anniversaire de l’ASSF (Sucrerie de Francières)
LE MONUMENT
En activité de 1829 à 1969, la sucrerie de Francières, située à 18 kilomètres de Compiègne (60), est l’une des plus anciennes de Picardie et est inscrite aux Monuments Historiques depuis juin 1999. Elle est la seule en Europe à avoir conservé, depuis sa construction en 1829, la trace des agrandissements et des modernisations successives du site (magasin à sucre, distillerie…), ainsi qu’un four à chaux en brique unique en son genre. Elle est transformée depuis 2012 en Centre d’interprétation de l’industrie sucrière et des agro-ressources, et propose à ses visiteurs de découvrir l’histoire économique et sociale de cette industrie, les étapes de fabrication du sucre et l’intérêt des agro-ressources, dérivés non-alimentaires des plantes.
LES CONCIERGERIES
Ces deux petits pavillons d’environ 6m par 4m ont été construits dès la création du site en 1829. Ils sont construits en maçonnerie de brique traditionnelle, et recouverts depuis les années 1930 par un enduit de ciment, texturé et peint. Les ouvertures des bâtiments ont été modifiées en fonction de l’évolution des usages ; après avoir été des conciergeries, ils sont devenus des logements d’anciens ouvriers retraités. A ce titre, le chantier entamé en 2024 est emblématique des travaux sur un monument de type patrimoine industriel : peu à peu, on redécouvre les transformations qu’a connu le bâtiment selon les différents besoins au cours des ans. Ainsi, des fenêtres cintrées polylobées originelles qui avaient été comblées et masquées sont réapparues et ont été rétablies sur la façade rue ; tandis que sur la façade cour, on a conservé les ouvertures du logement ouvrier. La restauration a aussi consisté à reprendre les maçonneries, à réparer et harmoniser les huisseries d’aspect un peu hétéroclites au départ et à peindre les façades, une occasion de redécouvrir des gestes ancestraux d’ouvriers du bâtiment comme l’application du crépi à la tyrolienne.
LE FOUR A CHAUX
Construit dans les années 1850, le four à chaux n’est pas seulement exceptionnel par son ancienneté ; il est l’un des derniers d’Europe en briques encore debout et quasi complet, quand la plupart des fours à chaux industriels survivants sont en métal. La réhabilitation a consisté à mettre l’édifice en sécurité : restauration des maçonneries, réfection de la tête du four, rejointoiement des briques, pose de nouveaux cerclages fabriqués sur place. La couronne du bas du four a aussi été totalement réparée. Le fonctionnement de ce four à chaux est emblématique du travail au XIXème siècle, où l’ingéniosité permettait de réaliser des prouesses comme l’alimentation du four par le haut de la structure avec un système de contrepoids décrit par un schéma dans le centre d’interprétation (wagonnets de coke et pierre calcaire mélangées contrebalancés par d’autres wagonnets remplis d’eau). Les pierres cuites sont récupérées pour fabriquer le lait de chaux indispensable à l’épuration des jus sucrés issus des cosses de betteraves. Le Four à Chaux de Francières a été lauréat départemental 2023 de la Mission Bern pour les monuments en péril (loto du patrimoine )
