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P’tit train de la Haute Somme

La-Neuville-lès-Bray (80)

Une heure de balade au rythme d’une authentique locomotive à vapeur ou d’un locotracteur des années 40 ! Découvrez une ligne historique construite en 1916 par les alliés pour la bataille de la Somme, puis utilisée pour la reconstruction avant d’acheminer le sucre produit par la Sucrerie Centrale du Santerre de Dompierre ; elle est exploitée par nos bénévoles depuis 1971.
 La ligne parcourt le fond de la vallée de la Somme, le long des étangs, s’engouffre dans un tunnel puis chemine à travers près et bois, pour accéder au plateau picard par un "Z", système de voie en paliers que l’on rencontre habituellement dans les régions de haute montagne.
Vous découvrirez également le musée des chemins de fer à voie étroite où est exposée une partie de la collection de matériel ferroviaire à voie de 60 cm de l’association. Plusieurs véhicules sont classés Monuments Historiques.

Tarifs

Tarif plein

Musée et Train : 11€
Musée seul : 4,50€

Tarif réduit

Musée et Train :
Adulte 9,50€
Enfants de 5 à 12 ans 6,50€, gratuit moins de 5 ans.
Musée seul : gratuit jusqu’à 12 ans accompagné

Paiement

Espèces, carte bancaire, chèque

Accessibilité

Accessible tout handicap, chiens acceptés (sauf cat. 1 et 2) tenus en laisse
visite adaptée aux enfants.

Déficience motrice

Langues parlées :

FrenchEnglish
  • Lieu

  • CONTACT

  • Groupes

  • Sur place

  • Le musée

  • Lieu

    Adresse

    P’tit train de la Haute Somme
    Hameau de Froissy
    80340 La-Neuville-lès-Bray

    Adresse postale

    Hameau de Froissy
    80340 La Neuville les Bray

    Adresse postale

    BP 70106
    80001 Amiens Cedex 1

    Stationnement

    Parking gratuit voitures, vélos, motos et autocars, places réservées PMR.

  • CONTACT

    Téléphone

    03 22 76 14 60

    Courriel

    contact@appeva.org

    Site web du musée

  • Groupes

    Adultes

    Tarif selon jour d’ouverture (forfait ou dégressif)
    Voir sur www.appeva.org
    Visite guidée possible pour les groupes

    Contact

    03 22 76 14 60 ou contact chez appeva.org

  • Sur place

    Services :

    • Boutique
  • Le musée

    Les origines
    L’armée française développa, dès les années 1880, un système stratégique ferroviaire en prévision d’un conflit. Ce réseau, basé sur le système ferroviaire industriel développé par Paul Decauville, fut adapté pour suivre une armée en marche et ainsi alimenter le front quelles que soient les conditions d’acheminement. La particularité de ce réseau étant que les voies étaient portables (traverses métalliques rivetées aux rails), leur écartement étroit (60 cm) et qu’elles étaient conçues pour supporter du matériel léger, ce qui permettait une pose sur n’importe quel type de terrain, même marécageux, sans soucis de préparation du sol. Ce système a d’abord été installé dans les places fortes de l’Est (Verdun, Toul, Épinal, Belfort), puis utilisé pendant la 1re guerre mondiale. Son utilité devenant indispensable, il fut présent jusqu’à la fin de la guerre sur toutes les lignes de front et constitua souvent le seul lien des soldats du front avec l’arrière et leur seul soutien. Les Allemands, informés de la création de ce système avant la guerre, décidèrent de créer un réseau équivalent à celui français ; ainsi, pendant la 1re guerre, la compatibilité des systèmes permettait aux différents belligérants de récupérer les machines et les voies du camp adverse.
    La ligne du P’tit train de la Haute Somme, longue de 7 km, faisait partie d’un réseau construit par les armées françaises et britanniques pour la bataille de la Somme (juillet à novembre 1916). Conçu pour préparer l’offensive du 1er juillet 1916 et alimenter l’artillerie, ce réseau permit de rester en contact avec les soldats français et britanniques sur les lignes de front, souvent dans des conditions déplorables, la voie posée dans la boue. Ce réseau desservait la zone des étangs de la vieille Somme et fut prolongé à travers les marais avec l’avance du front, couvrant ainsi une trentaine de kilomètres. Le petit train pouvait transporter quotidiennement jusqu’à 1500 tonnes de matériel et munitions.
    La guerre laissa la région totalement dévastée. Une grande partie du réseau à voie étroite, abandonné, fut réutilisé par le « Ministère des Régions Libérées » pour la reconstruction de 1919 à 1924.
 À partir de 1924, Les routes, redevenues praticables, rendirent l’emploi de ces petites voies inutiles, la plupart des lignes furent alors vendues à des industries privées (carrières, mines, sucreries, etc.) ; la ligne actuel du P’tit train de la Haute Somme fut rachetée par la sucrerie de Dompierre. Outre cette ligne, la sucrerie récupéra des coupons de voie portable qu’elle posa directement dans les champs, s’assurant la totalité de la production locale de betteraves ; ce système lui permit aussi de se désenclaver en la reliant à la Compagnie des Chemin de Fer du Nord à 15 km ainsi qu’au canal de la Somme à Cappy (6km) pour l’expédition de ses produits finis par péniches.
    Le sauvetage
    C’est en 1970 que quelques amateurs de chemins de fer décidèrent de sauver la ligne, que la sucrerie avait sous peu décidé de fermer. Ils créèrent l’Association Picarde pour la Préservation et l’Entretien des Véhicules Anciens (APPEVA), structure de type 1901, leur permettant de sauvegarder et d’exploiter la ligne.
La section allant du hameau de Froissy au Port de Cappy (1,5 km) ayant été abandonnée du fait de l’avancée du front et déferrée sans doute dans les années 40, fut reconstruite par les bénévoles avec des rails de la 1ère guerre. En attendant l’arrêt de l’exploitation ferroviaire du reste de la ligne par la sucrerie, ils recherchèrent des locomotives à vapeur dans toute la France et les remirent en état de marche. Le 1er train pour le public roula le 13 juin 1971, et la 1re locomotive à vapeur entra en service dès le 14 juillet de la même année.
    La sucrerie abandonna son exploitation ferroviaire en 1974, permettant ainsi aux membres de l’association de racheter la ligne allant du Port de Cappy à Dompierre et le matériel roulant utilisé par la sucrerie ; remise progressivement en état, elle fut bientôt adaptée au trafic voyageurs.
La ligne ne comportant aucun bâtiment technique, les bénévoles durent construire un dépôt, puis une gare d’accueil à Froissy, et enfin un musée abritant aujourd’hui une partie de la collection de l’association : 35 engins moteurs et un peu plus de 120 wagons.
    Le musée
    Le Musée des chemins de fer à voie étroite, ouvert en 1996, présente une partie de la collection de matériel ferroviaire rassemblée par l’APPEVA et patiemment restaurée par l’association.
    Environ 20 engins moteurs (locomotives à vapeur et locotracteurs Diesel) et 25 wagons sont exposés dans le hall principal et la rotonde sur une superficie de 1800 m². Divisé en plusieurs secteurs, le Musée présente les chemins de fer militaires, les chemins de fer industriels, et les locomotives en service sur le P’tit train de la Haute Somme. Chaque locomotive à vapeur ou locotracteur est présenté, dans la mesure du possible, avec un ou plusieurs wagons afin de recréer une rame témoin de leur utilisation antérieure.
    Au fil de la visite, des panneaux explicatifs trilingues (allemand, anglais et français) évoquent l’histoire des chemins de fer à voie étroite, de leur développement au cours du 19e siècle à leur utilisation actuelle sur la ligne du P’tit train de la Haute Somme. Vous apprendrez aussi comment le chemin de fer fut développé et utilisé pendant la première guerre, puis employé pour la reconstruction des villages détruits, et récupéré par des industries privées (sucrerie, briqueterie, mines, etc.).

    Les collections

    La collection de l’association comprend 35 engins moteurs, locomotives à vapeur et locotracteurs, et un peu plus de 120 wagons. Ces véhicules sont pour la plupart d’origine militaire, construits pour la première guerre mondiale pour les armées, françaises, anglaises, américaines et allemandes. Ils ont ensuite été utilisés dans l’industrie : sucrerie, mine, carrière, forêts, briqueterie… Plusieurs véhicules sont classés Monuments Historiques. C’est un musée vivant, les trains circulent sur une ligne centenaire.

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